sur les toiles de GABY CASINI , la couleur ne se calme jamais , la touche ne cesse de griffer la surface. On ne décèle pas de raccords, comme si la pâte était toujours présente, sous la brosse,le couteau , la spatule..... Les toiles de GABY CASINIsont maçonnées à flancs de support, du haut en bas, pas de temps morts, pas de répits pour les frottis nerveux de terre, de feuillages, de façades. Rivages, ciel , arbres , personnages, corps de femme , murs , toitures , suivent le mouvement: Le vent souffle sur la peinture . Plus le regard s'éloigne , et plus les fonds bleuissent.Après la mer , CASINI est le seul maître à bord . Il sait que rien ne garde moins la pause qu'un bord de mer . Il saisit la fougue de la vague , aussi bien que le frisson qui passe . Les bleus de cobalt l'emportent sur l'outremer .Les nuages viennent du bas, repoussent le ciel vers le haut, comme pour mieux laisser le champ libre à l'océan . Le soleil n'a pas de place fixe, il ne s'agit pour le peintre, que d'un outil dont il se sert à sa guise , un accessoire que l'on pose où l'on veut , il a pour toute utilité celle d'un projecteur ; GABY a compris qu'une esquisse brillamment enlevée, est parfois préférable à une oeuvre trop bien léchée, achever une oeuvre , comme le verbe l'indique , c'est bien souvent la tuer . Jouant de la brosse plate aussi bien de face que de profil , CASINI a tôt fait de combler les abords des sujets qui ne sont que , des prétextes pour mieux peindre la mer . La grande vague emporte tout , sauf le souvenir des bleus de sa jeunesse ; Le peintre fait confiance à sa mémoire , il a raison c'est une bonne conseillère , elle fait le ménage , a supprimé l'accessoire et gardé l'essentiel . En quittant son pays CASINI devait savoir qu'il etait difficile d'emporter le sol de son pays à la semelle de ses chaussures , il a préféré ne garder que le bleu de la mer au fond de ses yeux . ALINE LLAREUS-DINIER.... critique d'art.........:MERCI MADAME POUR VOTRE PRÉSENCE! : Gaby Casini
17 Novembre 2013
"Le vieil homme et son chien"
Est-ce neige ou bien verglas
Ecume blanche, marais salant?
Mais pour qui donc sonne le glas
Se pose Pierre désolant
En entendant au loin la cloche
Sonnant, sinistre dans le vent
Pourquoi aujourd'hui si moche
Et si chagrinant est le temps
L'arbre a perdu ses feuilles
Pierre avance lentement
La campagne semble en deuil
C'est vrai ce n'est plus le printemps
Pourtant par là point de linceul
Peut-être est-ce enterrement
Hélas Pierre se sent si seul
pourtant les vieux durent longtemps!
Même l'hiver ils sont heureux!
Se promènent avec leur chien
Blottis sur banc auprès du feu
Grignotant un tout petit rien
Ce soir le ciel est lourd, noir
Il faut faire demi-tour, rentrer
Et sans raconter d'histoires
Manger sa soupe et se coucher
Malgré le froid Pierre est au chaud
Le feu crépite danse flamme
Les cuivres brillent sur la chaux
Mis sur le mur par sa femme
Qui n'est plus, auprès de son Dieu
Ame sereine et au repos
Elle sait encore faire des envieux
Et pierre regarde photo.
Joël-Armand Marois de Cazanove
Pour une toile de son petit frère Gaby Casini